wpid-wp-1410685896227.jpeg

Dacos crétois

Puisque l’été ne fait que commencer en ce mois de septembre, prolongeons encore un peu les vacances, je vais vous faire voyager avec cette recette découverte à Athènes.

Lors de notre voyage début juillet, nous avions choisi, dans un snack, des n’tacos sans trop savoir à quoi nous attendre. Nous ne l’avions pas regretté.  De retour sous le soleil de Provence, ma curiosité culinaire m’avait permis de retrouver les secrets de cette spécialité crétoise dénommée « dacos ». Certains y verront, à juste titre, une variante grecque du « pane e pomodoro » italien qui se décline aussi en version espagnole surmontée de jambon cru.
Elle pourrait s’appeler « comment se régaler avec trois fois rien » ; mais il y a un côté péjoratif qui soustrait un peu de leur noblesse aux produits qui la composent. Les parfums de chacun des ingrédients s’entremêlent dans une délicieuse synergie pour nous offrir une saveur exquise au doux parfum du sud.
C’est d’ailleurs mon plat préféré des insouciantes soirées d’été : quelques tomates fraîchement cueillies dans le potager, premier plaisir avant la dégustation, quelques ingrédients du placard et en cinq minutes c’est déjà prêt.

Le secret des dacos réside plus dans la qualité des produits de base que dans sa préparation.

  • Le pain qui sert de support est une sorte de pain grillé, mais on ne trouve pas toujours d’équivalent ici en France. A défaut vous pourrez réaliser cette tartine avec une belle tranche de pain complet que vous aurez laissé sécher, comme pour un pain perdu.
  • La tomate doit être absolument de saison et avoir mûri au soleil. Mon maraîcher attitré (nous vivons sous le même toit) a la main verte, quelle chance! il nous fait profiter tout l’été de belles tomates bien charnues et surtout très goûteuses, idéales ici, comme ces noires de Crimée. Et comme la saison des tomates nous fait le plaisir de s’étirer encore un peu, profitons-en avant que les légumes d’automne monopolisent les étals .

wpid-wp-1410295142231.jpeg

 

  • Le fromage serait idéalement un fromage frais de brebis comme celui qui nous avait régalé sur l’île de Folegandros. Si un jour vous avez le bonheur de passer par ce petit coin de paradis, je vous recommande ce fromage artisanal. Sa texture était entre la brousse et la Feta, il était d’une finesse incomparable. À défaut, j’ai utilisé ici de la Feta. Il faut savoir que celle-ci est une appellation d’origine protégée. C’est à dire que le fromage acheté sous ce nom est forcément issu de la fabrication grecque. C’est un fromage à base de lait de brebis et parfois de chèvre, le taux de ce dernier ne devant pas excéder 30%. Mais je suis sûre qu’il existe en France de très bons fromages de brebis, qui ne disposent pas de cette appellation mais qui n’en sont pas moins fameux. Si, par le hasard d’un marché ou d’une visite dans le monde rural, vous croisez ce genre de fromage, artisanal et local de préférence, pensez à la recette des dacos.
  • Les câpres : toujours au détour d’une île grecque, celle qui a ma préférence, en l’occurrence Sifnos,  j’avais ramené une conserve de câpres extraordinaires. Elles sont natures, ni dans le vinaigre, ni dans l’huile, juste parfaites pour les salades. J’ai d’ailleurs découvert cette année, au cours de ce périple grec, le plan du câprier qui fait des fleurs magnifiques. Ces buissons, qui mesurent parfois plus de deux mètres de haut, poussent à l’état sauvage un peu partout sur les îles et si j’avais connu leur secret de conservation, j’en aurais bien exporté quelques unes. Choisissez, si possible, des câpres fraîches, on en trouve parfois dans les épiceries spécialisées.

 

wpid-wp-1410389955329.jpeg

  • De l’huile d’olive : devant la pléthore d’huiles d’olives qui nous s’offre à nous, je vous laisse choisir votre huile de prédilection. Mais toujours de première pression à froid.
  • De l’origan : cousin avec la marjolaine, c’est une plante qui pousse très facilement dans le bassin méditerranéen, il est unanimement reconnu pour ses qualités digestives. Il est pour beaucoup dans la magie de cette recette  alors saupoudrez-en vos dacos à volonté !

Préparation :

    • Épluchez les tomates et découpez-les en petits cubes,
    • Émiettez le fromage sans l’écraser,
    • Mouillez le pain avec de l’eau. Le must consiste à le mouiller avec du jus de tomate, celui qu’elles ont rendu en les découpant,
    • Déposez les tomates puis la Feta sur le pain
    • Dispersez quelques câpres sur l’ensemble
    • Salez avec une pincée de fleur de sel
    • Saupoudrez d’origan
    • Versez un filet généreux d’huile d’olive et dégustez paisiblement.

Bon appétit

 

 

 

 

spacer

4 comments on “Dacos crétois

  1. mica67

    je marierai bien ces dacos avec tes muffins anglais à la farine complète :-)

    1. Marie

      C’est une bonne idée, il faut bien laisser sécher le muffin alors, pas seulement griller. Le remouiller ensuite avec un rapide coup d’eau ou de jus de tomate. Ça fait toute la différence. . . Tu me diras si tu testes, pour cette année on a épuisé le stock de tomates du jardin

    1. Marie

      S’il te reste quelques tomates dans le jardin je te le conseille, même sans la fêta pour être plus « cabot » c’est une merveille

Laisser un commentaire